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Nevrotik-Hôtel Nouveau récital de Michel Fau

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Après son "Récital emphatique" Michel Fau vous présente son nouveau tour de chant, en compagnie du charismatique Antoine Kahan. À partir de chansons inédites de Michel Rivgauche et autres,vous allez assister à l'étrange histoire d'une vieille dame dévastée par la vie,seule dans une chambre d'hôtel en bord de mer,qui propose à un joli groom agaçant un contrat funèbre et délicat… Cela ressemble à une vertigineuse mise en abîme des clichés humains,mais c'est aussi un hommage décalé et poignant à la grande chanson française. 

Note d’intention de Michel Fau

Arthur Rimbaud disait : « Rien n'est beau que le faux, le faux seul est aimable ».

Une certaine théâtralité factice me fascine, me fait rire et m’inquiète… Je veux continuer mon travail sur le travestissement et sur la voix transformée, mais par des chemins différents… À partir de chansons inédites de Michel Rivgauche et d’autres, sur des musiques mélancoliques et raffinées de Jean-Pierre Stora, j'ai demandé à Christian Siméon d'inventer un conte maléfique et pathétique… Vous allez assister à l'étrange histoire d'une vieille dame dévastée par la vie, seule dans une chambre d'hôtel en bord de mer, qui propose à un joli groom agaçant un contrat funèbre et délicat…

Cela ressemble à une vertigineuse mise en abîme des clichés humains, mais c'est aussi un hommage décalé et poignant à la grande chanson française.

En compagnie du charismatique Antoine Kahan, je vais tenter d'incarner la vérité de l'artifice…

Jean Genet disait : « Ma vie visible ne fut que feintes bien masquées ».

Michel Fau

Note d’intention de Christian Siméon, auteur

Qui a vu L’impardonnable revue pathétique et dégradante de Monsieur Fau ou Le récital emphatique, ou les errances de tante Geneviève et autres incarnations dans les grands spectacles d’Olivier Py, comprendra ce que je veux dire.

Il existe un personnage inventé, unique et bouleversant, chanteuse approximative mais Diva Assoluta, souvent de mauvaise humeur, image d’une sophistication pompidolienne, que dis-je, giscardienne, petite cousine de Gwynneth Jones, Régine Crespin et Léonie Rysaneck, bête de scène dans son acceptation la plus dévastatrice, capable de danser la danse des sept voiles et de chanter l’air de Dalila tout en draguant outrageusement son pianiste, imperméable à tout doute et sûre d’un pouvoir d’attraction sexuel dévastateur et échevelé, une artiste jamais vulgaire, jamais perdante, que rien ne rebute, rien n’arrête, qui peut interpréter Massenet, Bizet et Carla Bruni dans le même spectacle (elle est la seule au monde à pouvoir faire cela) et qui hante les scènes de France les plus chanceuses. Je dois à cette Ava Gardner insolente et mezzo soprano revue par Dubout parmi mes plus jubilatoires émotions de spectateur. Cet être virtuel existe, Michel Fau l’incarne au gré de ses envies et chaque fois à ma plus grande stupéfaction. Il y a des choses auxquelles on ne s’habitue pas.

Alors lorsque Michel Fau m’a proposé de prendre en charge, pour cette grande dame du chant lyrique (bon, ici du chant réaliste, elle peut vraiment tout faire) qu’il incarne de manière ahurissante, une machinerie théâtrale, trame et dialogues, et d’enchâsser pour elle, dans une vraie pièce de théâtre (après tout, c’est mon métier), des chansons de Michel Rivgauche et Jean-Pierre Stora, chansons écrites pour des comédiennes puis refusées par lesdites comédiennes, mon sang n’a fait qu’un tour. La réponse était oui. Oui oui oui. Et encore oui. Et dans la joie encore. Outre que cela m’a valu de passer toute une après-midi chez lui à l’écouter interpréter pour moi tout seul toutes les chansons. En sortant, je me suis dit que j’avais une vie bizarre. Bon, tout ceci pour dire mon enthousiasme à entrer dans une aventure de ladite Diva, et mon engagement à tout tenter pour lui tricoter un livret digne d’elle, une histoire et des dialogues à la mesure de sa folie sans limites.

Alors voilà. Il y avait d’un côté une quinzaine de chansons magnifiques dues au talent d’un compositeur, Jean-Pierre Stora, d’un parolier, Michel Rivgauche et de quelques autres. De l’autre, deux comédiens, Antoine Kahan et Michel Fau, encore et toujours. Un merveilleux scénographe résolu au rose et vert, Emmanuel Charles. Un costumier de même couleur et de même détermination David Belugou. Trois musiciens hors normes, Matthieu El Fassi, Laurent Derache et Lionel Allemand. Un éclairagiste intrépide, Joël Fabing. Une maquilleuse de combat, Pascale Fau. Un Festival de Figeac prêt à tout. Et un metteur en scène et porteur du projet, tiens, encore Michel Fau. Restait à écrire la pièce, relier les chansons dans une dramaturgie cohérente. Avancer dans la sacralisation du Kitch qui ose dire son nom et raconter comment, dans un hypothétique établissement de la côte d’albâtre, le Nevrotik Hôtel, une riche Lady Margaret allait s’employer à harceler sexuellement un groom charmant et non dénué de répondant, appelé Antoine. Et tout ceci en chanson.

J’ajoute que comme j’allais écrire le texte, je me suis dit que j’allais pouvoir, en plus, assister au spectacle toutes les fois que j’en aurais envie, sans payer ma place. Pas par pure radinerie, mais parce que cette Diva me fait l’effet du prosac sans les contre indications. Elle n’est pas chimique, elle est alchimique. Et elle me rend une confiance dans le monde, bien abimée ces derniers temps. Tout ne va pas si mal que ça puisqu’une telle incarnation est possible.

Bon, j’arrête là pour ne pas passer pour un courtisan fanatisé. Qu’on sache juste que Michel Fau a été le premier comédien à interpréter un de mes textes sur une scène de théâtre. C’était en 1997. C’était « Hyène ou le monologue de Théodore-Frédéric Benoît », un texte noir, étouffant et sans espoir. Et quand Michel a commencé à jouer, les spectateurs ont ri. À mon plus grand étonnement. J’ai alors compris la force du rire en terrain dramatique. C’est vrai aussi que les spectateurs riaient moins à la fin. 22 pièces et un Molière plus tard, je peux dire que la leçon que Michel m’a donnée ce jour là a imprégné mon travail d’auteur. C’était en 1997, au 18 Théâtre, dans une mise en scène de Jean Macqueron. Auteur débutant, j’ignorais alors tout de la chance qui m’était donnée.

Christian Siméon, Paris, le 27 mai 2016

Répertoire

Si y'avait pas les vagues… - paroles Michel Rivgauche

La moustiquaire du Caire - paroles Michel Rivgauche

Un loft avec vous - paroles Michel Rivgauche

Fleurs de papiers peints - paroles Pascal Bonafoux

Le printemps dans le Sussex - paroles Michel Rivgauche

Ce mois de mai - chanson du 13ème siècle

Chanson du premier amour perdu - paroles Jean-François Deniau

À chaque fois qu'on aime - paroles Michel Rivgauche

Le syndrome de Stockholm - paroles Christian Siméon

Coup de foudre sur la montagne - paroles Michel Rivgauche

Je croyais - paroles Julie Daroy

Hôtel des fous - paroles Julie Daroy

Il passa - paroles Hélène Vacaresco

A quoi ça tient un amour ? - paroles Michel Rivgauche

Chacun sa limonade - paroles Claude Delecluse et Michelle Senlis

À propos de Michel Rivgauche

Michel Rivgauche (Mariano Ruiz de son vrai nom) commence assez jeune à jouer et à chanter les succès de l'époque dans l'orchestre de ses parents. Il débute des études d'ingénieur, tout en écrivant des textes de chanson qu'il envoie aux compositeurs de renom de Paris.

En août 1957, Edith Piaf cherche un auteur pour mettre des paroles françaises sur une valse péruvienne. Elle met au défi M. Rivgauche d’écrire un texte sur cet air. Par la suite, il lui écrit le texte de « La Foule », en se basant uniquement sur la musique comme elle lui avait demandé. Edith Piaf ne jure plus que par Michel Rivgauche. En 1958 et 1959, Michel Rivgauche se produit à plusieurs reprises comme interprète dans les premières parties d'Edith Piaf. Il entame avec la chanteuse une collaboration qui donnera lieu à dix-sept chansons, parmi lesquelles : Tant qu'il y aura des jours (musique de Marguerite Monnot, 1958), Les mots d’amour (musique de Charles Dumont, 1960), ou encore Mon vieux Lucien (musique de Charles Dumont, 1961). En compagnie de Claude Leveillée et de Pierre Lacotte il lui écrit La Voix, une comédie ballet. De nombreux autres chanteurs vont interpréter ses mots tels que Dalida avec Parlez-moi de lui, Maurice Chevalier, Yves Montand ou encore Christophe...

Michel Rivgauche s'illustre aussi par l'écriture de sketches comiques pour Odette Laure, Paul Préboist, Jean Richard, etc… En 1960, il publie un 45 tours quatre titres en tant qu’interprète. Robert Chauvigny dirige l'orchestre et Edith Piaf rédige le texte de présentation au dos du disque.

Il conçoit des feuilletons radiophoniques, des émissions de télévision, écrit une comédie musicale avec Gérard Calvi (Un amour de Femme, en 1982 pour Colette Renard) ou encore des dialogues de films d'animation. Numéro un au Japon, Brésil, Argentine ou encore USA, il reçoit de nombreuses récompenses tout au long de sa carrière : l'Oscar de la meilleure chanson étrangère de l'American Society of Composers Authors and Publishers (USA, 1973) ainsi que quatre prix nationaux. Administrateur à la SACEM, il en est le Secrétaire général en 2001. En 1997, il rencontre Charlotte Rampling. Il lui propose les chansons qu'il a écrites pour elle en compagnie du compositeur Jean-Pierre Stora. Michel Rivgauche est décédé le 21 juin 2005 et laisse de nombreuses œuvres inédites.

À propos de Jean-Pierre Stora

Jean-Pierre Stora est né à Alger. Il se passionne dès son plus jeune âge pour la musique et le cinéma. Son père s'oppose à une carrière artistique. Il devient, à treize ans, journaliste pour payer ses cours de solfège, de piano et d'harmonie. Il complète sa formation en allant applaudir les vedettes de music-hall en tournée. Mick Micheyl, Georges Brassens, à qui il présente ses premières compositions, l'encouragent. Il suit, tout de même, en parallèle, des études (dites "sérieuses"), et se retrouve à Paris, diplôme d'avocat en poche, à écrire, en 1962, sa première musique de film : celle de L'Amour à la mer, réalisé par Guy Gilles (ce film reçut le prix de la jeune critique à Locarno et, également, celui de la jeune critique à Hyères). Après avoir mené pendant de nombreuses années une double carrière, ajoutant encore, parfois, à ses activités, reportages, interviews, photographies, Jean-Pierre Stora se consacre désormais, principalement, à la composition. (jeanpierrestora.com)

Distribution

Reprise aux Bouffes du Nord du 3 au 8 janvier 2017

Production Scène Conventionnée pour le Théâtre et Théâtre Musical - Figeac / Saint-Céré - Festival de Théâtre de Figeac
Coréalisation CICT Théâtre des Bouffes du Nord

Contacts diffusion

Fabienne Viguier
diffusion@opera-eclate.com
06 40 71 56 02
Où voir ce spectacle ?

Théâtre des Bouffes du Nord
  • mardi 03 janvier 2017 - 20h30
  • mercredi 04 janvier 2017 - 20h30
  • jeudi 05 janvier 2017 - 20h30
  • vendredi 06 janvier 2017 - 20h30
  • samedi 07 janvier 2017 - 20h30
  • dimanche 08 janvier 2017 - 16h00
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